Livre
« L’Effet castor » : une enquête passionnante sur ce « bâtisseur de mondes »
Et si les castors étaient nos alliés pour faire face à la crise écologique ?
Date de publication : 01/05/2026
Prix : 23 €
Editeur : Actes Sud
Si vous avez été séduit par Rendre l’eau à la terre, du philosophe Baptiste Morizot et de Suzanne Husky l’ouvrage L’Effet castor, les leçons d’un bâtisseur de mondes, a tout pour vous plaire. Écrit par le journaliste environnemental américain Ben Goldfarb, il explore avec humour la place du rongeur dans nos sociétés industrielles.
Entre éclairages historiques, écologiques et biologiques et reportages auprès de militants écolos, de scientifiques ou de rancheurs, le livre retrace l’évolution du rongeur aux États-Unis. L’enquête–copieuse de 400 pages – revient en profondeur sur notre lien avec le rongeur. Et, plus globalement, sur la difficulté des humains à cohabiter avec le vivant. Le castor, d’abord envisagé comme une ressource pour sa fourrure, a dans un premier temps été exploité jusqu’à son extermination. Aujourd’hui sa présence dérange car l’animal entre en conflit avec les activités économiques, comme l’agriculture ou l’exploitation forestière. L’animal cristallise ainsi les tensions observées plus largement dans la société. Les « castorophobes » s’opposent aux « castors believers » (les adeptes des castors), dans un dialogue souvent difficile.
Un allié de taille en pleine crise écologique
Pourtant, insiste le journaliste, le castor a de vrais atouts pour nous aider à surmonter les crises climatiques et écologiques. Ses constructions permettent de stocker l’eau ou de recharger les nappes phréatiques. Mais aussi de ralentir la propagation des incendies et d’encourager la résilience des écosystèmes. Ben Goldfarb liste l’ensemble des bienfaits dont nous pourrions bénéficier si nous laissions le champs libre au rongeur. « A l’aube du XXème siècle, les castors étaient en grande détresse , à deux doigts de disparaître, et avaient désespérément besoin de la conservation. Maintenant, dans la seconde décennie, c’est nous qui avons besoin de leur aide ». Alors, êtes-vous prêt à entrer dans le « Castorocène » ?
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