La Bouscule

Les cimetières naturels font florès

Le premier cimetière naturel a été créé il y a dix ans seulement.

Les cimetières naturels se développent depuis dix ans en France. Crédit : Tsur Unsplash
Les cimetières naturels se développent depuis dix ans en France. Crédit : Tsur Unsplash

Écrit par Pauline Fricot

Être en accord avec ses convictions même après son dernier souffle. Telle est la promesse des cimetières naturels, qui se sont développés depuis une dizaine d’années en France.

Ceux-ci proposent une alternative aux cimetières classiques, qui ont un impact écologique négatif. Par exemple, les matériaux  utilisés ne sont pas biodégradables (cercueil en bois verni et traité, fleurs en plastiques…) et les soins chimiques prodigués au corps pour le conserver (thanatopraxie)  peuvent migrer dans les nappes phréatiques.

Les cimetières naturels promettent des espaces champêtres, arborés et respectueux de la nature. Un imaginaire à l’opposé de celui des cimetières classiques, minéralisés et aseptisés.

Cercueils, urnes, arbres et fleurs

Le premier cimetière naturel est né en 2014, à Niort (Deux-Sèvres). Aujourd’hui, il en existe une dizaine sur le territoire. S’ils fonctionnent tous sur des modèles un peu différents, ils présentent des points communs : urne cinéraire et cercueil biodégradables, refus de soin thanatopracteur – afin que le corps se décompose naturellement – linceuls en fibre naturel (lin, chanvre…), allées verdoyantes, absence de pierres tombales…

A Muttersholtz (Moselle) la « forêt sanctuaire » est aussi un moyen pour préserver la forêt communale. « Dans ce lieu, les arbres ne seront plus exploités pour des raisons économiques, pour en faire du bois, explique dans une vidéo explicative Patrick Barbier, maire de Mutterscholtz. Les arbres ici pourront aussi mourir de leur belle mort, avec pour seule exception, la sécurité ».  Chaque arbre peut accueillir 12 concessions (urnes uniquement), réparties tout autour du tronc.

Les cimetières naturels sont en général plus accessibles financièrement que les concessions traditionnelles. Par exemple, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), une concession de dix ans dans le carré écologique coûte environ 340 euros, soit 100 euros de moins qu’au sein du cimetière classique.

 

Partager, imprimer, archiver

Pas de commentaires

Vous souhaitez donner votre avis ou poser une question

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.

Chaque semaine, des idées qui bousculent nos habitudes !

Une fois par semaine, nous vous envoyons gratuitement notre newsletter. Vous y trouverez des dossiers éclairants ainsi que des idées très concrètes, comme des recettes végétariennes ou de belles adresses engagées, pour vous construire un quotidien vivifiant, plus éthique et plus écologique.

Voir toutes nos newsletters

À découvrir aussi sur La Bouscule

Des gens qui se bougent

Benoît Hartenstein, le notaire qui sait protéger les arbres dans les testaments

Benoît Hartenstein, le notaire qui sait protéger les arbres dans les testaments

"Les propriétaires possèdent un droit de vie ou de mort sur un arbre. C'est dramatique."

Lire plus

Coup de cœur durable

A Lyon, une tarification sociale dans les cimetières

A Lyon, une tarification sociale dans les cimetières

Plus d'égalité devant la mort.

Lire plus

Portrait

Claire Desmares-Poirrier, activiste de la ruralité positive

Claire Desmares-Poirrier, activiste de la ruralité positive

Paysanne installée en Bretagne, elle est l'autrice du livre l’Exode urbain. Et tête de liste Europe Ecologie Les Verts.

Lire plus

L'info

Muttersholtz, commune alsacienne pionnière de la transition écologique

Muttersholtz, commune alsacienne pionnière de la transition écologique

Etangs, cours d'eau, mares, écoles, lampadaires, mairie, prairies, gymnase : depuis deux mandats, tout verdit sous l'égide du maire

Lire plus