3 millions d’animaux d’élevage sont tués chaque jour en France
… dont plus de 90 % de volailles.
En France, chaque année, on abat près d’1 milliard d’animaux d’élevage. Un chiffre impressionnant qui l’est encore plus lorsqu’on le traduit en abattage journalier. Depuis ce matin et d’ici la fin de la journée, 3 millions d’animaux auront été tués pour la consommation humaine. À l’échelle mondiale, c’est 5 milliards d’animaux par jour.
Parmi ces 3 millions d’animaux tués en France, on compte 75 % de poulets (soit 2,25 millions à eux seuls), 16 % de canards, dindes, pintades, poules et cailles, 4,6 % de truites, 2,2 % de porcs et 1,5 % de lapins. Vaches, moutons et autres espèces ne représentent qu’un peu plus d’1 % du nombre d’animaux abattus.

Une large proportion d’élevage intensif
Si l’on arrive à atteindre de tels chiffres, c’est notamment à cause de l’élevage intensif. L’association L214 estime à 80 % la proportion d’animaux abattus issus des élevages intensifs. Donc ayant vécu dans des conditions de vie difficiles, souvent enfermés, collés les uns aux autres, et sans considération pour leur souffrance, au cours de leur vie comme au moment de leur mort.
On compte d’ailleurs, en plus du milliard d’animaux abattus chaque année, 44 millions d’animaux morts avant le terme de leur élevage et non exploités à des fins alimentaires.
Un tel niveau d’abattage n’est pas sans conséquence pour l’environnement. D’après l’INRAE, l’élevage représente à lui seul 60 % des émissions de gaz à effet de serre produites par l’agriculture. C’est près de 9 % des émissions françaises totales.
Un constat qui donne le tournis, et l’envie de se tourner vers les protéines non animales, légumineuses en tête.
Enfin, rappelons que l’élevage n’est pas la seule cause de mortalité animale organisée par l’homme. Le Muséum d’Histoire naturelle estime à près d’1,7 million le nombre d’animaux victimes chaque année des politiques de régulation de leur population. Des mesures qui peuvent se justifier par les dégâts causés sur les cultures notamment, mais qui se révèlent coûteuses, et, toujours selon les propos du Muséum rapportés par La relève et la peste, finalement assez peu efficaces.
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