L'info
Manger bio réduit le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées
L’effet des aliments bio se fait ressentir même en petites quantités.
Manger bio réduit le risque de développer un cancer du sein chez les femmes ménopausées. Tel est le constat d’une étude française publiée en mai 2026 dans la revue scientifique « ScienceDirect ».
Plus de bio et moins de lymphomes
Ces travaux sont la suite d’une première étude publiée en 2018. L’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inrae, Inserm, Conservatoire national des arts et métiers, université Sorbonne Paris-Nord et université Paris Cité) s’était intéressée au lien entre la consommation d’aliments bio et le risque de lymphomes. Les lymphomes étant souvent associés à des expositions aux pesticides. Car certains pesticides se comportent comme des perturbateurs endocriniens. Ce faisant, ils favorisent une augmentation des risques de certains cancers, dont les lymphomes et les cancers du sein.
Cette première étude avait interrogé par questionnaire 68 000 personnes. Elle a mis en évidence un lien entre la consommation d’aliments bio et une baisse du risque de lymphome. Par rapport à ceux qui n’en consomment pas, les gros mangeurs bio (environ 50 % du régime alimentaire) ont ainsi entre 35 et 50 % de risque en moins de développer ces maladies.
Baisse du risque pour le cancer du sein chez les femmes ménopausées
La nouvelle étude a voulu répondre à la question suivante : combien faut-il manger d’aliments bio par jour pour en ressentir des effets bénéfiques ? Pour cela, l’équipe de chercheurs a suivi la consommation quotidienne de fruits et légumes (bio ou non) de 31 000 personnes pendant 7 ans.
Durant cette période, 1 718 cancers ont été diagnostiqués dans cet échantillon, dont 284 cancers du sein pour des femmes ménopausées. Or, pour ce type de cancer, les chercheurs ont constaté une corrélation forte entre consommation de bio et réduction du risque de cancer.
Concrètement, chaque 100 g de fruits et légumes conventionnels remplacés par leur équivalent bio réduit de 10 % le risque de cancer du sein chez la femme ménopausée. Il n’est donc pas nécessaire de manger 100 % bio pour en avoir les effets positifs.
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