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IA : 4 conseils faciles pour réduire son impact environnemental

IA : 4 conseils faciles pour réduire son impact environnemental Crédit : Solen Feyissa
IA : 4 conseils faciles pour réduire son impact environnemental Crédit : Solen Feyissa

Écrit par Pauline Fricot

En quelques années, l’intelligence artificielle s’est imposée comme un outil du quotidien. Open AI a annoncé en août 2024, que plus de 200 millions d’utilisateurs utilisaient ChatGPT chaque semaine dans le monde.

Mais on le sait : l’IA a un impact environnemental non négligeable. Celui-ci se joue sur deux fronts. D’abord, lors de la phase d’élaboration des modèles d’IA générative. L’entraînement de GPT-3 a par exemple émis 284 tonnes de CO2, soit l’équivalent de 125 allers-retours Paris-New York. Vient ensuite l’usage quotidien de ces IA. Chaque interaction compte : rédiger un simple mail avec GPT-4 émet par exemple environ 1,64 g CO2eq, selon un simulateur. Plus le modèle d’IA est récent, plus il est puissant, et donc plus l’empreinte carbone grimpe.

Au-delà du carbone, l’IA est aussi gourmande en eau. Les serveurs nécessitent beaucoup d’eau pour la fabrication des composants et, surtout, pour leur refroidissement. Une étude américaine révèle qu’une simple série de quelques dizaines de requêtes sur GPT-3 consomme 50 centilitres d’eau, soit l’équivalent d’une petite bouteille.

Il est néanmoins possible de réduire l’impact environnemental de l’IA. Voici 4 conseils.

Ai-je vraiment besoin de cette information ?

La première étape est bien sûr de limiter au maximum l’usage de l’IA générative au quotidien. Posez vous la question : ai-je vraiment besoin de cette information ? Est-ce que je ne peux pas la trouver ailleurs ? Est-ce que mon voisin peut me renseigner ?  Ai-je vraiment besoin d’une réponse dans l’immédiat ?

Limiter vos requêtes à l’IA sera aussi bénéfique pour votre cerveau. Une étude du MIT a récemment alerté sur le fait que l’usage de l’IA générative pouvait avoir un impact sur les facultés d’apprentissage ou l’esprit critique.

Privilégier des moteurs de recherche classiques

Pour des requêtes simples, comme « quelle est la capitale du Botswana ? », « quel est l’âge de telle célébrité ? », ou « combien de temps de cuisson pour un œuf à la coque ?« ,  privilégiez les moteurs de recherche classique (Ecosia, Google, DuckDuckGo…). Ceux-ci sont bien moins gourmands en ressources. Une recherche sur ChatGPT consomme environ six à dix fois plus d’énergie que la même recherche sur Google.

Rédiger un prompt clair et complet

Si l’information que vous cherchez est plus complexe, prenez le temps de réfléchir à votre prompt. Gardez en tête que chaque requête nécessite un calcul, qui consomme des ressources.

Par exemple, plutôt que de demander en 3 questions : « quel est l’impact écologique de l’IA générative ?« , « quelle est la quantité d’eau utilisée par l’IA générative ?« , et enfin : « quelles sont les solutions pour limiter ces impacts ?« , privilégiez un prompt comme : « explique moi l’impact écologique de l’IA générative (impact carbone et consommation d’eau) et les solutions que je peux mettre en œuvre pour réduire cet impact « .

Et on évite bien sûr d’écrire un dernier message pour dire « merci » !

Éviter la création d’images ou l’analyse de vidéo

Le traitement et la création d’images et de vidéos sont particulièrement énergivores. Évitez au maximum de demander à l’IA de générer une image, ou pire encore, une vidéo. Créer une image grâce à l’IA consommerait autant d’énergie que charger entièrement la batterie de son smartphone.

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