L'info
L’écologie, à nouveau oubliée dans le projet de budget Lecornu
Une nouvelle baisse des financements.
L’automne 2025 aurait pu marquer la relance de la transition écologique. Mais à y regarder de près, la première mouture du budget Lecornu affiche plutôt un recul des engagements en matière d’écologie.
Ce que prévoit le projet de budget Lecornu pour l’écologie
Plusieurs éléments du projet de loi de finances (PLF 2026) laissent penser qu’à nouveau, l’écologie est loin d’être prioritaire.
En premier lieu, le fonds vert (mécanisme destiné à soutenir la transition écologique des collectivités territoriales) en prend encore pour son grade. Il devrait voir ses autorisations d’engagement réduites à 650 millions d’euros en 2026, contre 1,15 milliard attendus. Le nombre d’emplois au ministère de la Transition écologique va quant à lui diminuer (– 216 équivalents temps-plein pour le ministère et – 91 pour les opérateurs).
Nous serions en droit d’attendre des investissements importants dans plusieurs secteurs clés. En matière par exemple de déchets, fiscalité écologique, énergies renouvelables. Mais les annonces du budget donnent surtout le sentiment de la poursuite d’un ralentissement à peine déguisé. Sur la gestion des déchets spécifiquement, aucune nouvelle mesure d’ampleur en vue. Il y a pourtant urgence à renforcer le tri, la prévention ou la lutte contre les plastiques à usage unique. Les moyens du service public de gestion des déchets stagnent, alors que la directive européenne impose une réduction drastique des mises en décharge d’ici à 2035.
Côté fiscalité écologique, le signal est tout aussi brouillé. Le gouvernement promet de « verdir » les taxes, mais la trajectoire reste floue. Il n’est prévu aucune revalorisation de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), pourtant présentée comme un levier majeur de transformation. Le principe pollueur-payeur demeure plus théorique que budgétaire. Ainsi perdurent les exonérations accordées à certains secteurs très émetteurs (transport aérien, agriculture intensive, industrie lourde).
De même, les incitations pour les biocarburants et les énergies renouvelables ne sont pas jugées convaincantes. Les enveloppes pour soutenir le biogaz ou l’hydrogène vert existent. Mais elles restent marginales face aux montants consacrés au nucléaire ou aux carburants de synthèse pour l’aérien. Les aides aux particuliers pour l’installation de panneaux solaires ou de pompes à chaleur ne progressent pas. Alors même que les demandes explosent.
Un budget critiqué pour ses incohérences
Les associations et ONG environnementales ne mâchent pas leurs mots sur cette proposition de budget. Plus de soixante organisations, parmi lesquelles Greenpeace, France Nature Environnement, Réseau Action Climat, la Fondation pour la Nature et l’Homme ou encore le Secours Catholique, ont signé à la mi-octobre un appel commun. Toutes dénoncent un budget « trop faible sur les enjeux écologiques ». Elles pointent une incohérence flagrante. Le gouvernement a beau affirmer que la « planification écologique » reste prioritaire, les montants consacrés à la transition sont en recul ou stagnent. Et les dispositifs d’aide peinent à suivre l’urgence climatique. Dans leur communiqué, les ONG évoquent un « risque de zéro-investissement dans le basculement vert ». Elles dénoncent aussi une logique de saupoudrage.
Bonjou rla critique est aisée, mais ce serait peut être plus constructif de souligner que nos bilans écologiques sont positifs. Que ces dernières années énormément d’actions ont été menées, des fois en devant lutter contre des partis politiques qui sont écologistes pour certains. Ceux qui votent la réduction des lignes intérieurs et s’insurgent du renvois du personnel aérien, qui préconisent le train mais refusent les nouvelles lignes, ou qui veulent la fin du nucléaire mais crient à la perte de souveraineté qand in ferme une centrale. Encouragez plutôt le gouvernement, et dénoncez ces politiques politiciennes.