Le point sur
Comment choisir une bonne tomate ?
Avec leurs formes charnues et rebondies, elles nous font de l’œil tout au long de l’année en rougissant de plaisir. Il faudrait pourtant bien pratiquer l’abstinence. Pendant toute une période, la pomme d’amour devrait être fruit défendu.
L’été approche. Et par la même occasion, les tomates, belles, rondes, rouges, flamboyantes et charnues apparaissent dans les étals. Ne vous en privez pas. Elles sont riches en vitamines C, A et E, sont peu caloriques, sont rafraîchissantes, riches en fibres, ce qui facilite le transit intestinal et favoriserait la diminution du cholestérol et la prévention des cancers. Si on le voulait, on pourrait même en manger en entrée, en plat principal et en dessert. Sans jamais consommer la même chose puisqu’il existe plusieurs milliers de variétés de tomates. Certes, la grande-distribution et certains grossistes ou producteurs sur les marchés ont tendance à se concentrer sur quelques espèces choisies sur des critères de résistance plus que de goût. Mais, il existe aussi des primeurs et producteurs qui procèdent différemment. Quoiqu’il en soit, il existe quelques règles à connaître pour choisir une bonne tomate.
Quelle variété de tomate choisir ?
Vous pouvez les croquer ou les faire mijoter, mais, attention, à chaque variété sa spécificité :
- Pour l’apéritif, choisissez des tomates petites et fermes, à croquer comme la tomate cerise rouge, jaune, raisin, Cœur de pigeon ou encore Poire jaune.
- Pour une salade, préférez la Cœur de bœuf, plus savoureuse, ou alors la Noire de Crimée, Tangerine ou Blanche de Picardie.
- Pour des sauces ou des coulis, tournez-vous vers la tomate ronde, la Casaque rouge ou la Cornue des Andes.
- Si vous cuisinez des tomates farcies, sélectionnez la Cœur d’Albenga, la Sabre ou la Côtelée.
- Pour des confitures, on vous conseille la Green Zébra ou l’Orange Bourgoin.
Si vous le pouvez, privilégiez des tomates avec un label bio qui garantit que leur culture a été faite selon un cahier des charges stricte interdisant ou limitant de manière drastique l’usage de pesticides et engrais chimiques.
Quand peut-on en manger ?
On évite bien sûr les tomates au mois de janvier. Ce n’est pas du tout la saison. D’une part, elles seront bien moins savoureuses. D’autre part, il s’agira forcément de tomates importées ou cultivées sous serre chauffée, soit du CO2 rejeté par le transport et une consommation d’eau et d’énergie importante pour les serres. Chaque variété a aussi sa propre saisonnalité. On peut donc manger des tomates dès le mois de mai, en priorisant les variétés un peu plus précoces et jusqu’au mois d’octobre. En début de saison, la Fournaise ou la Montfavet feront l’affaire mais elles seront moins goûteuses. Et si vraiment, vous souhaitez déguster des tomates en plein hiver, vous pouvez toujours préparer des confits, des conserves ou les congeler (en les cuisinant ou en les pelant au préalable).
Comment choisir une bonne tomate au supermarché ou sur le marché ?
Une bonne tomate sera ferme et souple, si elle est bien mûre. Elle sera aussi bien parfumée. Sentez donc vos tomates à pleins poumons avant de les fourrer dans votre panier. Par contre, si elles sont très molles, passez votre chemin, c’est qu’elles sont trop mûres. Vous aurez plus de chances de trouver des tomates goûteuses sur les marchés ou chez les petits producteurs que dans les grandes surfaces. Les tomates y sont sélectionnées pour leur capacité à résister au transport, à la pourriture, etc. Pas uniquement pour avoir beaucoup de goût.
Comment bien les conserver ?
Contrairement à ce qu’on croit, les tomates n’aiment pas le froid. Évitez donc de les placer dans votre frigo, sous peine de vous retrouver avec un fruit insipide. Conservez-les plutôt à température ambiante. Et lavez-les avec une eau fraîche et une pointe de vinaigre blanc juste avant de les manger. Elles seront meilleures.
NB : les tomates OGM sont interdites en France. Si vous vous interrogez sur les différences entre une tomate OGM, hybride, F1, variété ancienne nous vous conseillons cet excellent article de l’association Cultive ta rue.
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