Le chiffre
6h50 : c’est le temps moyen du sommeil des Français
Celui-ci ne cesse de baisser depuis 50 ans.
Les Français dorment de moins en moins. Selon une enquête de l’Institut du sommeil et de la vigilance publiée le 10 mars dernier, le temps moyen de sommeil en 2025 s’élevait à six heures et cinquante minutes par nuit, soit quatorze minutes de moins qu’en 2024.
Des chiffres s’inscrivent dans une tendance globale depuis plusieurs décennies. En cinquante ans, la durée moyenne de sommeil par nuit a chuté d’une heure et cinquante minutes. Près d’une personne sur deux dit se réveiller fatiguée. Un quart des personnes interrogées dorment moins de 6 heures par nuit. Les troubles du sommeil concernent ainsi 38 % des Français, l’insomnie étant le plus fréquent.
Ce temps de sommeil moyen est inférieur aux préconisations. Il est en effet recommandé un temps de sommeil de sept à neuf heures pour les adultes, et huit à dix heures pour les adolescents.
Pourtant, les Français semblent conscients de l’importance de bien dormir. Environ 42 % d’entre eux estiment qu’il s’agit du premier pilier de santé, devant “bien manger” (38 %) et “bien bouger” (20 %).
La santé en jeu
Le déficit de sommeil a en effet des impacts concrets sur la santé. Il est associé à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, de cancers ou d’obésité. Un temps de sommeil trop court augmente par exemple de 55 % les risques d’obésité chez les adultes, et de 89 % chez l’enfant.
Le manque de sommeil augmente également les risques de développer des troubles de la santé mentale ou de l’humeur. L’insomnie multiplie par deux le risque de développer une dépression.
Chez les enfants et les adolescents, le sommeil est notamment important pour développer ses capacités d’apprentissage, pour réguler ses émotions et pour renforcer son système immunitaire.
Resynchroniser notre horloge biologique
Notre sommeil est régulé par une horloge interne, appelée horloge biologique circadienne. Celle-ci régit de nombreuses fonctions de notre organisme, comme la température de notre corps, ou l’alternance veille-sommeil. La lumière naturelle constitue le principal synchroniseur de l’horloge biologique. Or 71 % des Français passent moins d’une heure par jour à l’extérieur en semaine ! Nous sommes aussi surexposés à la lumière artificielle le soir, et le travail de nuit ou des horaires irréguliers perturbent les rythmes. L’absence de bruit et la température de la pièce jouent également un rôle important pour bien dormir.
Afin d’améliorer la qualité de son sommeil, il est recommandé de passer plus de temps en extérieur, notamment le matin. Le soir, il est conseillé de limiter les écrans et opter pour des lumières tamisées et chaudes. Il faut aussi veiller à supprimer les bruits qui peuvent perturber notre nuit (notifications de téléphone, machine à laver…) et limiter le chauffage à 18° C la nuit, en hiver.
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