Guide pratique écologique
Comment moins consommer de viande ?
Pas toujours facile mais on peut y arriver : on vous aide !
La viande occupe encore une place importante dans l’alimentation française. Pourtant, de plus en plus de travaux le montrent : réduire notre consommation carnée a des bénéfices à la fois pour la santé et pour l’environnement. Voici un guide simple pour moins consommer de viande sans se prendre la tête, en agissant de manière progressive.
Quelle quantité de viande consomme-t-on aujourd’hui ?
Malgré une légère baisse ces 20 dernières années (-5,8%), la consommation de viande reste élevée en France. Elle atteint environ 85 kg par habitant et par an. Soit environ 1,6 kg par semaine, dont 530 g de viande rouge. La structure de cette consommation évolue toutefois : la consommation de bœuf diminue progressivement ; celle de volaille augmente fortement ; tandis que le porc reste la viande la plus consommée.
Les recommandations de santé publique
Les recommandations nutritionnelles françaises ne demandent pas de supprimer la viande, mais de limiter certaines catégories. Les principaux repères sont :
- viande rouge : maximum 500 g par semaine
- charcuterie : maximum 150 g par semaine
Ces limites sont liées notamment au lien entre consommation élevée de viande rouge ou de charcuterie et risque accru de cancer colorectal. Autre recommandation : varier les sources de protéines (viande, poisson, œufs et légumineuses).
L’enjeu environnemental : diminuer davantage sa consommation de viande
Mais ces recommandations sont un mimimum. En effet, elles visent la prévention des maladies, mais ne prennent pas en compte l’impact environnemental de l’alimentation. Or les travaux scientifiques sont unanimes : réduire la viande — en particulier la viande rouge — contribue fortement à diminuer son empreinte carbone. Pour rappel, l’élevage contribue aux émissions de gaz à effet de serre, notamment à travers la production d’aliments pour animaux et les émissions de méthane des ruminants.
Le rapport Eat-Lancet, publié en 2019, s’appuie sur la notion de limites planétaires pour concevoir ses recommandations. Il préconise de ne pas dépasser 100 g de porc et de boeuf par semaine. Mais aussi de se limiter à 200 g de volaille et 90 g d’œufs hebdomadaires.
Repenser l’organisation des repas
Pour rendre ces changements plus concrets, certains chercheurs proposent une règle facile à retenir : prévoir au moins un repas végétarien par jour. Dans beaucoup de cuisines européennes, le repas est structuré autour de la viande comme élément principal. Réduire sa consommation consiste souvent simplement à modifier cette organisation. Pour réduire la viande sans frustration, le plus simple est ainsi d’organiser ses menus.
Sur une semaine, on peut prévoir :
-
1 repas avec viande rouge ou porc
-
1 repas avec volaille
-
1 repas avec poisson
-
2 repas avec œufs
-
plusieurs repas végétariens
Quelle viande privilégier ?
Toutes les viandes n’ont en effet pas le même impact environnemental. Le bœuf et agneau ont un impact élevé. Le porc, moyen. Tandis que la volaille a un impact plus faible. Pour réduire son impact, il est donc conseillé : de réduire fortement le bœuf, de remplacer par du poulet ou des protéines végétales, de choisir une viande de meilleure qualité (locale, élevage extensif). On peut tout à fait se passer complètement de viande rouge.
Les protéines végétales : un levier simple
La clé pour réduire la viande est de remplacer les protéines animales par des protéines végétales. Une règle simple : associer légumineuses et céréales pour obtenir des protéines complètes. On trouve notamment ces associations dans des plats tels que les couscous végétarien (pois chiche + semoule), le chili sin carne (riz + haricots rouges) ou encore le dhal (lentilles + riz).
Les enfants peuvent-ils également réduire leur consommation de viande ?
Les enfants peuvent très bien manger moins de viande si l’alimentation reste équilibrée. Vous pouvez commencer par leur proposer 1 à 3 repas végétariens par semaine, en intégrant des légumineuses, en vous appuyant sur des plats qu’ils aiment (pâtes, quiches, burgers végétariens). Et en cuisinant avec eux pour les impliquer.
À la cantine scolaire aussi il est possible de réduire les apports en protéines animales. Vous pouvez expliquer à votre enfant qu’il n’est pas obligé de consommer de la viande. Dans les selfs, de plus en plus de repas végétariens sont proposés. Depuis quelques années, les cantines ont d’ailleurs l’obligation de proposer au moins un repas végétarien par semaine. C’est un début !
Vous pouvez d’ailleurs inciter votre commune à proposer davantage de menus végétariens.
Les livres de recettes végétariennes
Si vous êtes en manque d’inspiration et ne savez pas comment remplacer vos traditionnels plats carnés par des alternatives végétariennes, sachez qu’il existe de nombreux livres de cuisines sur lesquels vous pouvez vous appuyer.
On vous conseille notamment :
- Les inratables : recettes végétariennes
- Cuisiner pour le plaisir, les autres et la planète. La cuisine végétale, zéro déchet et éthique
- Délicieuses légumineuses
- Maman, je ne veux plus manger de viande
Et n’oubliez pas toutes les recettes végétariennes faciles et délicieuses de La Bouscule !
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