Livre
Alimentation végétale : le livre « Ni carnée, ni carencée » déconstruit les mythes
Des oméga-3 à la vitamine B12 en passant par le jugement social, le livre répond aux questions sur l’alimentation végétale.
Date de publication : 14/01/2026
Prix : 12 €
Editeur : La Plage
Avec « Ni carnée, ni carencée : le guide qui déconstruit les mythes sur l’alimentation végétale », la diététicienne Marie-Gabrielle Domizi et le médecin Sébastien Demange signent un ouvrage facile d’accès et instructif sur l’alimentation végétale.
Contre les préjugés
Elle est diététicienne nutritionniste, lui est médecin généraliste membre de l’association végétarienne de France. Leur but est de battre en brèche les idées reçues sur l’alimentation végane. Le livre s’adresse aux personnes qui s’interrogent sur leur alimentation, et notamment sur leur consommation de viande et autres produits animaliers.
Bien structuré, l’ouvrage regorge de conseils pratiques et pragmatiques sur quoi et comment manger, mais aussi comment réagir face au regard ou questions des autres, que ce soit la famille, les amis ou les professionnels de santé.
Être aligné sur ses valeurs
Pour les auteurs, l’alimentation végétale est « une stratégie visant à aligner nos valeurs morales avec nos comportements alimentaires. » Et (bien) manger végétal, c’est aussi bon pour notre santé, la planète et le bien-être animal. Les deux médecins précisent aussi que l’alimentation végétale s’adresse à tout le monde : adultes, enfants, personnes âgées, etc. Ils nous conseillent donc sur ce qu’implique ce « bien » manger.
En premier lieu, manger végétal n’est pas synonyme de carences. Les auteurs abordent la question du calcium, du fer, des oméga-3 (on en trouve dans les noix ou les algues). Nous avons découvert l’importance de l’iode, qui aide au bon fonctionnement de la thyroïde. Comme l’alimentation des animaux d’élevage est supplémentée en iode, les besoins de la population sont assurés via la consommation de lait, de poisson et de sel iodé. Et les végans ? Les algues, notamment le kombu, constituent une bonne source d’iode. Il existe aussi des compléments : un comprimé (un demi pour les enfants) assure les besoins journaliers d’un adulte.
Faire preuve de pragmatisme
Dans le chapitre sur les produits simili-carnés (produits végétaux ressemblant à de la viande), les deux spécialistes assurent : « Le véganisme, c’est faire de son mieux » dans un système capitaliste et mondialisé. Ils rappellent d’ailleurs que 92 % des plats préparés en grande distribution contiennent de la viande ou du poisson.
Ils préconisent donc une approche pragmatique et progressive. Elle permet ainsi de nous laisser le temps de développer de nouvelles habitudes. Notre système digestif peut ainsi s’habituer à un autre type de nourriture, et notre entourage à notre changement alimentaire.
Sébastien Demange et Marie-Gabrielle Domizi terminent leur guide sur le rapport à la famille et aux amis : faut-il faire des compromis ou rester intraitable ? Ils livrent plusieurs témoignages éclairants (dont les leurs) pour guider les lecteurs.
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