Le point sur
Jusqu’où pouvez-vous voyager en train de nuit depuis la France ?
Qu'est-ce qui vous tente : Rome ou les Alpes ?
Un petit air d’aventure, un soupçon d’exotisme et… un brin de nostalgie. Vous aussi, vous aimez les trains de nuit ? Pour se déplacer en France, nous avons huit lignes de train de nuit que voici :
- Paris – Toulouse
- Paris – Rodez
- Paris – Latour-de-Carol
- Paris – Cerbère
- Paris – Tarbes
- Paris – Briançon
- Paris – Nice
- Paris – Aurillac
Mais si 550 gares étaient desservies par un train de nuit en 1981, selon Trains Directs, seules 70 le sont aujourd’hui.
Le succès des trains de nuit
L’apparent dynamisme de ces dernières années ne doit donc pas cacher une situation globalement tristoune. Les choses bougent sans cesse. Il y a dix ans, il ne restait que deux lignes nationales. Et en 2020 les deux dernières lignes internationales de l’époque, les Paris-Venise et Hendaye-Lisbonne, disparaissaient. Un élan est né post 2020 grâce aux collectifs citoyens et à la hausse des préoccupations écologiques. Qui ont poussé le gouvernement à agir et à relancer les trains de nuit (le Paris-Aurillac en 2023 par exemple). Avec succès : le taux d’occupation des trains de nuit atteint 76 % en moyenne, et jusqu’à 86 % sur Paris-Toulouse, la ligne la plus fréquentée ! Mais « pour que le train de nuit change d’échelle, il apparaît nécessaire d’augmenter le nombre de voitures-couchettes », écrit le RAC (Réseau Action Climat). Une fois encore, sans soutien fort de l’État, pour ce qui concerne le matériel ou la réfection des voies, la voiture (ou l’avion) restera reine.
La disparition des lignes vers Berlin et Vienne
Las, la lutte est rude. Malgré une forte mobilisation, la SNCF a annoncé cesser les (récentes !) liaisons de nuit Paris-Vienne et Paris-Berlin à partir du 14 décembre 2025. « L’Union européenne complique le financement des lignes de train internationales, tandis que l’avion bénéficie de niches fiscales qui apportent une subvention cachée de 30 à 40 euros par billet d’avion », regrette le collectif Oui au train de nuit, à l’initiative d’une pétition. « Les trains de nuit internationaux sont en 2025 dans la même situation que les trains de nuit nationaux en 2015 : la SNCF dégrade le service et encourage ainsi l’État à s’en débarrasser ». « L’équilibre économique des lignes de nuit est plus difficile à trouver que celui des lignes de jour. Les trains sont un petit peu plus lents et il faut payer du personnel plus longtemps », ajoute Alexis Chailloux, du Réseau Action Climat, interrogé par le média Vert.
La SNCF concurrencée
Outre la SNCF, d’autres acteurs se partagent le marché. Ainsi, l’entreprise néerlandaise European Sleeper devrait prendre le relais pour le Paris-Berlin, dès ce printemps. Depuis cet hiver 2025 un train de nuit pour partir au ski a été lancé. Le slogan : Endormez-vous à Paris… et réveillez-vous à la montagne !
Vu que 8% des Françaises et Français seulement vont au ski, la clientèle visée est plutôt aisée. Les destinations : Moutiers, Aime et Bourg-Saint-Maurice. Autre section ciblée sur les vacances : cet été, c’est la liaison Marseille-Rome (Italie) qui reprendra du service.
Et vous, quelle est la prochaine ligne de train de nuit que vous aimeriez voir exister ?
Pas de commentaires